Comment tirer le meilleur de votre téléobjectif

Les téléobjectifs font rêver beaucoup de photographes. Ils sont capables de rapprocher les sujets lointains comme s’ils étaient tout près de nous. C’est vrai qu’ils peuvent vous rendre la vie plus facile, à condition de bien les utiliser.

Un peu comme quand on regarde dans des jumelles ou un télescope, l’usage d’un téléphoto exige beaucoup de stabilité. C’est le temps de vous munir d’un trépied ou, au minimum, d’un monopode. Car plus le grossissement est important, plus les moindres petits mouvements que vous transmettez à la caméra seront amplifiés, au risque de causer des flous.

Le fait que le téléobjectif se comporte comme un télescope demeure malgré tout son principal atout. Les sujets lointains apparaissent soudainement plus rapprochés, et plus faciles à photographier en gros plan.

Des effets très intéressants

Les longs téléobjectifs sont donc très utiles pour photographier la faune: que ce soit pour éviter d’effrayer les oiseaux, ou encore pour se protéger d’animaux potentiellement plus dangereux, ils permettent au photographe de rester éloigné de son sujet.

Les téléobjectifs de longueur moyenne peuvent aussi être utiles pour photographier les gens sans trop s’approcher d’eux. Que ce soit pour faire des portraits à leur insu, ou encore pour éviter d’intimider vos sujets en vous approchant trop près, le téléobjectif est un atout important. Il permet aussi de photographier en gros plan des petits détails.

Le téléphoto a un impact important sur la perspective. Les objets photographiés au télé semblent avoir très peu d’espace entre eux. Ils peuvent donner une impression de foule même si les gens sont un peu éparpillés, rapprocher les troncs d’arbre pour qu’une forêt ait l’air plus dense, ou encore donner aux plate-bandes de fleurs une allure dense, saturée et richement colorée.

Enfin, les objectifs téléphoto ont peu de profondeur de champ, ce qui permet de facilement faire la mise au point sur un sujet principal tout en brouillant l’arrière-plan et l’avant-plan. Cette méthode donne des portrait très flatteurs.

L’ouverture maximale

La luminosité est une considération importante pour un téléobjectif. Si on veut réaliser des photos d’action, ( le sport, par exemple, dans des gymnases ou des arénas ) il vaut mieux un objectif le plus lumineux possible. Ainsi on obtiendra des vitesses d’obturation assez élevées pour arrêter le mouvement. Tout spécialement pour le sport, attendez-vous à utiliser des valeurs ISO élevées, car en plus de la vitesse, vous aurez besoin de la profondeur de champ additionnelle que l’on obtient autour de f/8 ou f/5,6.

Évidemment, avec des sujets plus statiques, comme par exemple pour le portrait, vous profiterez aussi des ouvertures plus grandes pour vraiment isoler vos sujets.

La stabilisation d’image est un atout important, puisqu’elle vous permet de faire des photos à des vitesses relativement basses même si vous utilisez de longues focales. Mais attention! Tout est relatif. Avec les capteurs haute résolution, vous avez intérêt à maintenir des vitesses très élevées pour profiter au maximum des millions de pixels de votre capteur.

Il fut un temps où l’on suggérait aux photographes une vitesse d’obturation au moins égale à la longueur de l’objectif: ainsi, par exemple, 1/250e de seconde et plus pour un objectif de 200mm, etc.

Les stabilisateurs permettent aujourd’hui d’obtenir des images raisonnablement nettes à des vitesses moins élevées, et ils sont très utiles si vous avez oublié de traîner un trépied. Mais si vous les examinez de près, les photos prises à plus haute vitesse seront incontestablement plus nettes. Faites vos propres tests et notez les vitesses qui donnent les meilleurs résultats.